Kayak
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Je fais du kayak ! Et c'est très important.
Au lycée, j'ai réappris à lire.
J’ai (re)commencé à lire en terminale, c’est parti de cette maxime : « Un auteur met une vie à écrire ce que le lecteur comprend en une soirée. »
J’ai lu des romans d’aventures, des romans historiques, philosophiques. J’ai vécu l’antiquité d’Hadrien par Yourcenar, le Japon féodal par Clavell, la campagne de Russie par Tolstoï et la Sibérie de Tesson.
J’ai aussi compris que le style ça avait une importance gargantuesque : sans ça, le Parfum ne sert à rien, Gary ne raconte que des histoires tristes et Céline est simplement un vilain.
Dans ma famille j’ai toujours été le geek, le matheux et même le sportif. J’ai jamais fait de musique, de peinture et avant la terminale je ne lisais que des bandes dessinées.
Grâce à la lecture j’ai comblé un vide, peut-être que je me trompe mais j’ai l’impression de réfléchir plus sereinement et avec plus de discernement qu’autrefois, et je ne peux attribuer cette évolution seulement à la maturité.
J’ai aussi pu découvir d’autres formes d’arts, j’ai délaissé Instagram pour Pinterest, j’ai observé des tableaux, visionné des clips musicaux. C’était vraiment fou.
Pour découvrir totalement certains auteurs, j’ai eu recours à l’achat sur le marché de l’occasion, et c’est là que j’ai découvert les collections de bibliophiles.
Ce mot regroupe en fait toutes sortes de formats, et même de livres unitaires. On a des collectionneurs de feuilletons (magazines contenant une histoire courte d’une fresque, avec par ex: les aventures de Rocambole), on a les collections de “faux” prestige, parmi lesquelles on retrouve France Loisir et les éditions Rencontres qui se sont très bien vendus dans les années 70 car à l’époque les livres étaient un symbole d’ascension sociale et disposés en bloc dans des bibliothèques exposés aux visiteurs (parfois sans jamais être lues) d’ailleurs ce sont des éditions souvent bon marché sur l’occasion aujourd’hui (parfois moins chers que les poches et plus complet), on peut et doit regretter très amèrement leurs disparitions au profit des pléïades. On a les éditions originales qui bien reliées et préservées peuvent se vendre pour des sommes gigantesques. En bref, il y en a pour tous les goûts.
Maitenant certaines personnes expliquent qu’avec les livres numériques, continuer à acheter des livres physiques plus chers représentent un non-sens, et montre un désir d’exposer sa “culture”. Même si c’est un argument valable, il y a quand même quelques inconvénients aux eBooks, pour moi le plus grand étant que dans le salon d’un lecteur on peut avoir le souvenir qui revient instantanément ou pas du tout, c’est qu’alors il est temps de faire une seconde lecture… Quand les livres se trouvent dans une application il faut d’abord ouvrir son téléphone, lancer l’application et la section bibliothèque sans être dérangé par les notifications.
Le matérialisme n’a besoin qu’un coup d’oeil pour frapper.
PS : Peut-être que je rédigerai des articles sur mes lectures dans le portfolio. ¯\_(ツ)_/¯